C'est un Allemand (pardon, un Européen) qui avait écrit :
"La justice n'est pas seulement pour les Français une vertu théorique,
sa puissance sur l'esprit et la sensibilité du peuple est
considérable. Quiconque fait appel à ce sentiment peut être certain de trouver
à ses côtés la sympathie, la passion et l'énergie active de cette
nation. C'est une réaction que connaissent les politiciens de tous les
partis..."
Bossuet, il y a quelques siècles, disait :"Quand la justice règne, la foi
se trouve dans les traités, la sûreté dans les commerces, la netteté dans
les affaires".
J'ai connu un homme fort âgé qui, lorsqu'on lui demandait
comment il allait, répondait d'une voix énergique
et encore pleine d'allant qu'il allait très bien. Il ajoutait
avec une pointe de regret : "Mais ce n'est plus comme avant".
Suspension d'audience
par Jean-Louis Forien (1852-1931)
Metropolitan Museum of Art (New York)

Qu'en est-il de la justice aujourd'hui ? Je n'aurai pas la prétention
d'en décider. Aussi bien, cette page est-elle ouverte à toute
personne qui voudrait bien y contribuer er exprimer son opinion :
N'hésitez pas à me
contacter.
Bien évidemment, les mentalités évoluent. Il
fut un temps où la Justice réprimait sévèrement
le faux et plus particulièrement son usage en Justice. Il s'agissait
compréhensiblement d'un réflexe d'auto-défense : comment
bien juger, faire règner et respecter le justice si les juges mé-jugent,
quand ils sont induits en erreur par de faux documents ? Cependant, la Cour de cassation
confirme une toute nouvelle théorie, celle
du faux par inadvertance
Ce qui laisse rêveur dans une telle théorie, c'est que l'on
peut se demander si elle ne traduit pas une véritable démission
d'exercer la noble mission de faire règner le justice et dire le droit à bon escient ?
Il faut espérer qu'un jour viendra où la justice remplira pleinement sa fonction ou tout au moins
qu'elle améliorera son fonctionnement, ses méthodes et ses schémas intellectuels. Une raison
d'espérer vient de la révolution qui est en marche et qui, pour une bonne part, est la révolution
de la Transparence et de l'Information, avec comme corrolaire la pression médiatique. Tout récemment
en politique, c'est la pression médiatique qui a provoqué la démission d'un ministre puissant
et populaire. En matière de justice, que l'opinion publique puisse être saisie par le canal d'Internet de décisions
contestables comme prises à la sauvette et au détriment du bon sens
commun fait que la justice, n'étant plus une affaire d'initiés mais celle de tout le monde, devra
se réformer et s'améliorer sous peine de voir sa crédibilité s'effondrer irrémédiablement
dans une opinion publique qui ne lui est déjà pas très favorable aujourd'hui.